Jean Cocteau disait: «Un beau livre est celui qui sème à foison les points d’interrogation.» Il en est de même pour une crise économique comme celle que nous vivons. Elle fait surgir une quantité de questions inhabituelles qui sont, certes, stimulantes mais dont les réponses ne sont pas évidentes (en tout cas en ce qui me concerne).

Carlyle, une des plus grandes entreprises de private equity (221 milliards de dollars sous gestion,) vient d’informer les employés de ses 31 bureaux autour du monde qu’ils doivent désormais éviter les transports publics pour aller au travail ou pendant le week-end. S’ils le font, ils devront respecter une quarantaine. Est-ce qu’une entreprise peut édicter une telle mesure, même pour des raisons sanitaires? Surtout si elle semble contredire la politique des gouvernements qui veulent favoriser les transports en commun?