Le Temps: Pourquoi racheter maintenant la part de Securitas Capital dans votre société?

Richard Eisler: Ce fonds nous a permis de développer Comparis, de lancer de nouveaux services et de devenir rentable. Il était donc logique que les fondateurs de Comparis rachètent cette part, pour détenir la totalité des actions de la société.

– En août 2000, Securitas Capital avait injecté cinq millions de francs dans Comparis. Combien avez-vous racheté cette part?

– Nous ne communiquons pas ce chiffre.

– Et le chiffre d'affaires?

– Là encore, nous ne donnons ni ce chiffre, ni celui du bénéfice. Mais nous sommes dans les chiffres noirs depuis 2002, et comptons trente employés.

– Quelles sont vos principales sources de revenus?

– Il y a d'abord les commissions que nous versent les compagnies d'assurance et les opérateurs de téléphonie fixe et mobile lorsque des visiteurs de comparis.ch leur demandent des offres via notre site. La seconde source de revenu, qui augmente fortement, est notre service concernant les hypothèques. Lors d'une demande d'offre, nos clients nous versent une caution de 290 francs. Nous conservons cette somme s'ils ne concrétisent pas les offres qu'ils reçoivent.

– Comparis fait souvent l'objet de reproches mettant en doute son indépendance par rapport aux assurances ou aux opérateurs. Qu'y répondez-vous?

– Aucune société ne doit payer pour figurer, ou ne pas figurer dans nos comparatifs. Nous sommes donc totalement indépendants. Comme un journal, nous avons aussi une partie publicité, clairement délimitée, qui permet à des sociétés de mettre en avant leurs offres.