Le bénéfice d’exploitation hors éléments exceptionnels a en revanche progressé de 8% à 15 milliards de francs, a indiqué le groupe mercredi dans un communiqué. Les ventes ont également augmenté de 8%, à 49,1 milliards.

«Dans un contexte économique difficile, Roche a réalisé une excellente performance. Les ventes des deux divisions, Pharma et Diagnostics, ont progressé deux fois plus rapidement que celles de leur marché respectif», a commenté le patron du groupe Severin Schwan.

Ventes de Tamiflu La division Pharma a vu ses ventes augmenter de 8% à 39 milliards de francs. Le groupe a notamment tiré profit du boom de son antiviral Tamiflu. Les ventes du médicament ont été multipliées par cinq à 3,2 milliards suite à la pandémie de grippe mondiale H1N1.

Reste que les ventes devraient se replier à seulement 1,2 milliard cette année. Les médicaments oncologiques comme l’Avastin (+21%) ont également contribué à la progression des ventes de la division.

De son côté, la division Diagnostics a réalisé un chiffre d’affaires de 10,1 milliards de francs, ce qui correspond à une hausse de 4% par rapport à l’exercice 2008.

Pour l’année en cours, le laboratoire bâlois table sur une croissance des ventes en monnaies locales d’environ 5% pour la division pharma et l’ensemble du groupe, hors Tamiflu.

En dépit du recul du bénéfice, Roche prévoit de verser pour 2009 un dividende de 6 francs par action et bon de jouissance, soit une augmentation de 20% par rapport à l’année précédente. Si cette proposition est acceptée lors de l’assemblée générale début mars, il s’agira de la 23e augmentation consécutive du dividende, souligne Roche.

L’un des défis majeurs du laboratoire bâlois en 2010 sera la pleine intégration de Genentech, une tâche qualifiée de majeure par Severin Schwan. L’an passé, les dépenses de restructuration et d’intégration se sont élevées à pas moins de 2,4 milliards de francs. Le groupe compte avoir remboursé 25% des engagements contractés pour financer la transaction d’ici la fin de l’année.

Synergies attendues La multinationale rhénane entend dégager de l’intégration de sa filiale américaine des synergies à hauteur d’environ 1 milliard de francs par an avant impôt. Roche prévoit également de réduire progressivement sa dette et s’attend à un retour à une trésorerie nette positive en 2015.

Malgré une performance solide, à l’instar de son concurrent Novartis, Roche occupait la lanterne rouge du SMI mercredi matin à la bourse suisse. Le bon de jouissance cédait vers 10h00 2,2% à 176,60 francs, tandis que l’indice vedette perdait 0,3%.

Le chiffre d’affaires s’avère légèrement inférieur aux attentes du marché. Les premiers commentaires sont inégaux. Globalement, il est question de résultats satisfaisants. Les prévisions 2010 sont dans la lignée des déclarations faites jusqu’ici. Ni le résultat, ni les perspectives ne recèlent de grosses surprises.