«Les résultats du premier semestre atteignent un record historique et aucun fort vent contraire ne devrait venir nous contrarier en seconde partie d'année!» Chris Kirk, patron de la SGS, le numéro un mondial de l'inspection et de la certification de marchandises, s'est félicité à plusieurs reprises de la performance de la multinationale genevoise, mercredi lors d'une conférence de presse au siège du groupe.

Il s'appuie sur un bilan des plus solides à mi-parcours. Le bénéfice net s'est envolé de 61,5% à 378 millions de francs entre janvier et juin, comparé à la même période l'an dernier. Il a été dopé par un gain exceptionnel de 113 millions lié au règlement d'un vieux différend portant sur des contrats gouvernementaux avec l'Etat philippin. Celui-ci doit en outre encore verser 37 millions de francs d'ici à fin 2009 pour solder le litige.

Toujours plus en amont

Le chiffre d'affaires a crû de 10% à 2,3 milliards de francs et le résultat d'exploitation a augmenté de 14,2% à 370 millions. Le groupe profite à plein du boom des matières premières, mais ses dix divisions ont contribué à l'essor des résultats globaux. «Cette rentabilité n'est rien d'autre que le produit de notre stratégie, qui consiste à ne pas uniquement se focaliser sur le contrôle de produits finis. Nous déployons nos activités toujours plus en amont dans le processus de fabrication», a expliqué Chris Kirk. «La croissance est ainsi plus durable et beaucoup moins cyclique!»

Concrètement, lorsque la SGS certifie par exemple des aliments sans organismes génétiquement modifiés, elle ne se contente pas d'analyser le produit final. Les producteurs sont passés au peigne fin tout comme le transport. «Le prix du contrôle augmente, mais la confiance aussi», commente Chris Kirk.

Neuf sociétés rachetées

Côté acquisitions, la multinationale se dit ouverte à tout. Elle a racheté neuf sociétés au cours du premier semestre et annoncé mercredi la reprise de 50% de l'entreprise saint-galloise Bluesign Technologies, active avec ses huit collaborateurs dans le domaine de l'industrie textile. Ces petits rachats «nous protègent du risque de perdre du terrain sur le plan technologique», commente Chris Kirk.

La bourse suisse a apprécié. L'action a gagné 2,3% à 1428 francs, alors que le Swiss Leader Index (SLI) a gagné 0,3% à 978,69 points.