Arrivé à la tête d’UBS en novembre 2020, Ralph Hamers véhicule une image plus accessible et décontractée que celle du banquier typique de la place financière zurichoise. Choisi notamment pour son expérience du numérique, le Néerlandais de 56 ans veut moderniser la première banque suisse, qui est aussi le plus grand gestionnaire de fortune du monde, avec fin septembre 3706 milliards de dollars d’avoirs. Cela passe par un fonctionnement plus agile et une hiérarchie fluidifiée. Quelques mois après son arrivée en provenance d’ING – la banque hollandaise dans laquelle il a travaillé vingt-neuf ans, dont sept en tant que directeur général –, et dans sa première interview en français et en Suisse romande, le banquier décrit sa prise de fonction en pleine pandémie, explique pourquoi il ne croit pas à une banque sans agences et avance des pistes pour investir de manière durable sans s’exposer à des accusations de greenwashing.