LEM a achevé avec succès son recentrage. Après la cession de son unité Instruments à l'américain Danaher, le fabricant de composants électroniques genevois retrouve une rentabilité digne du secteur où il évolue, selon les analystes. Cette transaction a certes dopé le bénéfice net 2005-2006 (clos fin mars) de 15,9 millions à 25 millions de francs, il n'empêche que le résultat opérationnel n'est pas en reste. L'EBIT a ainsi affiché une progression à deux chiffres, pour une marge qui a franchi la barre des 10%, à 10,2%.

Pour la première fois, le segment Automobile a terminé l'exercice dans les chiffres opérationnels noirs, avec un EBIT de 0,3 million, contre une perte de 0,6 million une année auparavant. Et ce malgré un contexte très difficile pour les fournisseurs automobiles qui doivent affronter la hausse des prix des matières premières, une concurrence exacerbée et les incertitudes liées à certains acteurs aux Etats-Unis comme General Motors ou encore Delphi. Pour la Banque Vontobel, c'est surtout le niveau des entrées de commandes qui est «réjouissant» (voir tableau).

Pour l'exercice en cours, la société, employant 700 personnes, n'en affiche pas moins sa confiance. «Nous espérons une croissance des ventes de 10%», selon Heinz Stübi, directeur financier par intérim. LEM continuera par ailleurs de se déployer en Asie, Chine et Japon en tête. Déjà au bénéfice d'une part de marché de 47% sur ce continent, la société a ouvert une troisième représentation en Chine il y a deux mois.

Forte de ces résultats, elle ne va pas oublier ses actionnaires. LEM va en effet proposer un dividende total extraordinaire de 9 millions de francs. Une somme qui devrait s'ajouter aux coupons ordinaires cumulés de 3 millions. En parallèle, la société, qui a nommé Ageeth Walti comme cheffe des finances (dès novembre), va initier un programme de rachat d'actions propres allant jusqu'à 8 millions de francs.