Comment un family office procède-t-il pour attirer de nouvelles familles? Dans le monde des patrimoines suffisamment conséquents pour justifier leur propre structure de gestion, tout est affaire de contact et de confiance. Mais un brin de visibilité ne peut pas faire de mal. Fondé à Genève il y a un an pour superviser les avoirs de deux familles, le multi-family office Key Family Partners cherche actuellement à nouer de nouvelles alliances, avec des familles compatibles, qui deviendraient non seulement clientes mais aussi actionnaires de la société de gestion. Et apporteraient aussi leurs réseaux.

Car les investissements «sont avant tout une histoire de contacts, surtout lorsqu’on recherche des opportunités originales et peu accessibles», résume au Temps Hugues d’Annoux, cofondateur de la structure genevoise avec le norvégien Morten Kielland. Les deux hommes affichent une longue expérience dans la private equity, en Europe occidentale pour le premier et en Scandinavie pour le second.