L’année 2020 s’était déjà achevée sur des records en termes d’introductions en bourse. Les premiers mois de 2021 montrent que cette tendance se poursuit. En date du 5 mai, les marchés américains ont déjà enregistré 453 IPO (Initial Public Offering), contre 480 pour toute l’année 2020, selon le site StockAnalysis.com. A la même date l’an dernier, on n’en comptabilisait que 50.

«Ce boom sur les IPO s’explique par le grand nombre de sociétés qui lèvent des fonds par l’intermédiaire de SPAC», souligne Nicolas Laroche, responsable général du conseil en investissement à l’Union Bancaire Privée (UBP). Les Special Purpose Acquisition Companies, ou sociétés de chèques en blanc en français, permettent une cotation plus rapide et moins contraignante qu’une introduction en bourse classique. «La durée des démarches est de 3 à 6 mois, contre 12 à 18 mois pour un processus traditionnel», ajoute Nicolas Laroche. Concrètement, ces SPAC sont de coquilles vides cotées en bourse avec pour objectif d’acquérir une entreprise dans un temps donné.