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Management 

Pourquoi avoir recours à un coach de vie professionnelle?

70% des employés coachés estiment avoir amélioré leur efficacité et leur productivité au travail grâce au coaching, une méthode qui permet de s’affranchir de ses croyances limitantes pour réaliser son plein potentiel professionnel. 

Les entreprises qui engagent des coachs pour booster la performance de leurs employés, améliorer leurs compétences comportementales ou encore leurs «leadership skills» sont aujourd’hui légion. En France, 90% des sociétés du CAC 40 feraient appel à des coachs. En Belgique, une enquête réalisée auprès de 943 responsables RH a révélé que 85% des entreprises flamandes, grandes ou petites, organisent des séances de coaching pour leurs cadres dirigeants.

Quant à la Suisse, elle n’échappe pas à la vague du coaching. «De nombreuses associations, ONG et entreprises helvétiques font régulièrement appel à des coachs, assure Nathalie Ducrot, présidente de la Fédération internationale de coachs professionnels ICF. Chez Nestlé par exemple, l’implémentation d’une culture coaching concerne l’ensemble de ses 340 000 employés à travers le monde.»

Un coach pour améliorer sa productivité

Si le prix d’une séance de coaching n’est pas négligeable (entre 300 et 700 francs selon les coachs), le retour sur investissement serait à la hauteur des efforts financiers consentis par les employeurs: 70% des coachés estiment en effet avoir amélioré leur efficacité et leur productivité au travail et 86% des entreprises affirment avoir obtenu un rendement du capital investi au moins équivalent aux sommes déboursées pour réaliser la démarche de coaching, selon une étude de ICF. Séverine Jourdain, Head of Coaching de Nestlé, confirme: «Le coaching impacte tous les collaborateurs dans leur façon d’interagir, de communiquer, de s’engager et de  relever les défis. En plus de permettre davantage de satisfaction au travail, cette culture de l’engagement et de l’autonomie individuelle sert les performances business de l’entreprise.»

L’individu utilise assez peu son potentiel naturellement, lequel est souvent entravé par une histoire de vie pleine de péripéties.

A l’origine, le mot «coach» est dérivé du vieux français «coche». Comme le cocher qui autrefois conduisait ses passagers en toute sécurité jusqu’à leurs destinations, le coach de carrière guide ses clients vers leurs objectifs professionnels. Pourraient-ils y parvenir sans lui? «L’individu utilise assez peu son potentiel naturellement, lequel est souvent entravé par une histoire de vie pleine de péripéties», rappellent Odile Bernhardt-Cluzel, Francis Colnot et Florence Vitry, auteurs du livre «Comprendre et pratiquer le coaching personnel». En effet, nous traînons tous au quotidien une besace remplie de croyances limitantes héritées de l’enfance. Le cours d’une carrière est par ailleurs fortement influencé par le regard qu’une personne porte sur elle-même.

Réaliser sa véritable personnalité 

«Les formatages de l’enfance – cette petite voix qui nous souffle que l’on n'est pas assez bon pour réussir ou que l’on n’y arrivera pas – génèrent des convictions qui privent l’individu de son objectivité et brident son potentiel», explique Nathalie Ducrot. Ainsi, celui qui est persuadé de ne pas être à la hauteur souffrira de perfectionnisme ou rencontrera des difficultés à faire valoir son travail et à demander une promotion. A l’inverse, celui dont les croyances sont porteuses («je retombe toujours sur mes pieds» ou encore «mon travail est apprécié») prendra des initiatives pour évoluer et gravira avec aisance les échelons de son entreprise.

S’affranchir de ses schémas de pensée inconscients requiert parfois une introspection accompagnée. Pour amener son client à réaliser sa véritable personnalité, le coach a notamment recours à la maïeutique. En véritable Socrate des temps modernes, il pose des questions desquelles émergent des réponses qui amènent son client à s’interroger sur ses certitudes et, le cas échéant, à modifier sa perception de lui-même et du monde.

La sculpture de Michel-Ange, appelée l’Atlas esclave, est un peu à l’image du coaché. Dans ce bloc de marbre, arrêté à mi-chemin de son parcours, une forme humaine encore sans visage lutte pour émerger de la roche. L’objet partiellement façonné plaît en tant que métaphore de ce que peut faire le coaching pour nous: nous aider à devenir ce que nous sommes. Délesté de ses croyances limitantes, le coaché peut enfin réaliser son plein potentiel.

Choisir le bon coach

Quand faut-il faire appel à un coach? «La mentalité francophone attribue un coach en cas de problème, lorsqu’un employé ne performe pas assez par exemple, ce qui n’est pas le cas dans le monde anglo-saxon où le coaching a 20 ans d’ancienneté et d’ancrage, note Nathalie Ducrot. Mais l’idée qu’un coach peut intervenir en amont, avant la survenance d’une difficulté, fait peu à peu son chemin en Europe et les entreprises qui prennent en compte la dimension émotionnelle de leurs employés sont toujours plus nombreuses.» Ainsi, que l’on soit un cadre en poste, un manager, un salarié en reconversion, ou encore un demandeur d’emploi, toutes les étapes de la vie sont bonnes pour se découvrir, grandir et dépasser ses limites.

Tout le monde s’autoproclame coach de nos jours.

Encore faut-il choisir le bon coach. A cet égard, le métier n’étant pas légiféré, il connaît un certain flou artistique. «Tout le monde s’autoproclame coach de nos jours, déplore Nathalie Ducrot. Pour éviter les mauvaises surprises, il est préférable de trouver son coach dans le réseau des associations professionnelles ou des écoles de coaching. Ces organismes disposent en effet de listes de références établies selon des critères spécifiques. Leurs coachs ont de plus tous signé un code d’éthique.»

ICF décrit onze compétences clés pour le coaching, parmi lesquelles l’obligation de fixer des objectifs concrets et mesurables afin que le coaching devienne un processus pouvant être soumis à une évaluation. L’organisation, qui fêtera ses 20 ans le vendredi 20 novembre à l’hôtel Starling à Genève, accueillera lors de cet événement informatif et festif plus de 100 coachs et clients du coaching. L’occasion pour les participants de mieux cerner cette profession et de trouver coach à leur pied, étant précisé que les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 19 novembre. 

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