Depuis ce mardi 1er juillet, la société bâloise Vantico, ancienne division polymère de Ciba, appartient à 90% à la société financière américaine MatlinPatterson et au groupe chimique américain Huntsman. Vantico, qui emploie 2700 personnes dans le monde, dont 250 à Bâle et 380 à Monthey (plus 40 emplois temporaires), produit des revêtements novateurs, des isolants électriques et des composites structuraux comme la colle Araldit. Les nouveaux propriétaires ont investi 150 millions de francs en capital-actions dans Vantico et permis son assainissement financier.

Pour Hervé Udriot, directeur du site de Monthey, la finalisation de cette reprise est «une double bonne nouvelle». D'abord parce que la société ainsi refinancée se trouve «en position solide». Ensuite parce que le groupe Huntsman (8 milliards de dollars de chiffre d'affaires, 15 000 employés) est actif dans la chimie de base et développe une gamme de produits complémentaires à ceux fabriqués à Monthey. Le regroupement des forces, autorisé par les autorités européennes de la concurrence, offrira aussi «de bonnes opportunités» dans le domaine des achats.

Inquiétudes à Bâle

L'opération ne devrait pas avoir de conséquences négatives pour l'emploi sur le site valaisan, précise Hervé Udriot, même si «une analyse est en cours pour adapter nos coûts aux besoins du marché». Informé mardi, le personnel de Monthey semble avoir réagi positivement. Côté syndical, on s'inquiétait davantage pour l'entité administrative de Bâle.

Vantico, un spin-off de Ciba polymère, est née en 2000 avec un capital de 1,6 milliard de francs. Son endettement initial et une rentabilité insuffisante avaient rapidement dégradé sa situation financière. Le directeur général de MatlinPatterson, David Matlin, pense que l'acquisition de Vantico «ajoutera une valeur substantielle au groupe Huntsman».