Pas question d'en rester là. Après la réussite du sommet de l'Eurogroupe samedi à Paris, le président français, Nicolas Sarkozy, a appelé hier soir ses partenaires de l'UE à piloter la refondation financière mondiale. «Je propose que nous sortions du Conseil européen en portant ensemble ce message», a déclaré le président en exercice de l'Union, favorable, comme le premier ministre britannique, Gordon Brown, à la tenue d'un «nouveau Bretton Woods».

Un G8 élargi

L'idée est séduisante. «Les Européens ont répondu à la crise de manière plus convaincante que les Etats-Unis, juge un diplomate français, en marge du sommet. Ils s'estiment donc en droit de faire enfin prévaloir leurs vues à New York et Washington.»

Le cadre de ce sommet financier pourrait être celui d'un G8 élargi aux grands pays émergents, dont Angela Merkel a annoncé une réunion avant la fin de l'année. Novembre est évoqué. La question sera au menu des entretiens que Nicolas Sarkozy et José Manuel Barroso auront ce samedi avec George Bush à Camp David.

Priorités différentes

Problème: les Vingt-Sept ne partagent pas les mêmes priorités. La France et l'Allemagne veulent, par exemple, très vite remettre sur le tapis la question des paradis fiscaux et du secret bancaire, sur laquelle le Royaume-Uni est moins empressé.