Dans son message, le Conseil fédéral a malheureusement retenu pour la réforme de la LPP la variante proposée par l’Union patronale suisse, l’Union syndicale suisse et Travail. Suisse. Les deux modèles ont ceci en commun qu’ils préconisent la baisse immédiate du taux de conversion LPP à 6% et des adaptations dans le plan de prestation.

Seuls 14% des assurés seront touchés par la baisse prévue de ce taux de conversion. Il s’agit en particulier d’employés du secteur du bâtiment et de la gastronomie. Pour que le niveau des rentes LPP puisse être maintenu avec un taux de conversion minimal réduit, les assurés doivent accumuler un avoir de vieillesse proportionnellement plus élevé. La baisse de la déduction de coordination est l’un des moyens qui permettraient d’arriver à cet objectif, car elle permet de relever le salaire assuré. Ainsi, la situation de prévoyance des assurés à bas salaires s’en trouverait nettement améliorée. Les personnes exerçant une activité à temps partiel – souvent des femmes – profiteraient de notre projet. Notre modèle de réforme garantit globalement le maintien du niveau des rentes malgré la baisse du taux de conversion minimal LPP – et ce, sans prélèvements salariaux supplémentaires. Car ces différents modèles se distinguent en particulier dans la conception et le financement des mesures de compensation nécessaires pour la génération de transition proche de la retraite.