Les chefs d’Etat du G20 chargeront le Fonds monétaire international (FMI) non seulement de venir en aide aux pays en difficulté, mais aussi d’assurer la supervision du système monétaire international. Le rôle du Forum de stabilité financière (FSF) serait élargi pour assurer la surveillance et pour évaluer les risques de dérapages financiers. Ils délégueront à leurs ministres la responsabilité d’assurer le suivi. Les ressources financières supplémentaires seraient mises à la disposition du FMI, mais ce dernier devra aussi vendre une partie de son or. Le FMI serait aussi sollicité pour faire le bilan des programmes de relance et proposer les actions qui s’imposent. La Chine, appuyée par d’autres pays, souhaite que le FMI instaure une nouvelle monnaie plus stable et indépendante des intérêts nationaux pour le commerce international.

La Banque mondiale et les trois banques régionales de développement seraient mises à contribution pour aider les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Sud dans des programmes d’investissements. Selon le projet d’accord, ces institutions seraient aussi appelées à assurer le financement du commerce pour les producteurs et exportateurs des pays pauvres.

Le G20 voudrait solliciter l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour mener à bien les négociations du Cycle de Doha. Une conclusion donnerait une grande impulsion à hauteur de 150 milliards de dollars par an à l’économie mondiale. L’OMC élargirait son programme d’aide au commerce en faveur de pays pauvres. Elle jouerait aussi un rôle de chien de garde contre le protectionnisme.

Enfin, le G20 veut compter sur l’ONU et ses institutions spécialisées pour amortir le choc provoqué par la crise et assurer que les Objectifs du Millénaire soient atteints, c’est-à-dire réduire la pauvreté de moitié d’ici à 2015. Enfin, il veut que l’ONU prenne les mesures nécessaires pour éviter une nouvelle crise alimentaire.