Contrairement à la majorité des autres pays, avec un rapport de la dette cumulée des administrations publiques au PIB de l’ordre de 40%, la Suisse est dans une position enviable pour financer les dépenses liées à la crise, d’autant plus que les taux d’intérêt sont à zéro. Cela étant, ce rapport va se détériorer mécaniquement si le PIB venait à baisser de manière significative.

La pandémie est un exemple parfait d’un «choc externe» au sens des manuels d’économie, tant par son caractère subit que pas sa vitesse de propagation. Soulignons qu’elle survient alors que les conséquences de la crise 2007/08 grèvent encore lourdement les bilans, notamment celui de la BNS, multiplié par un facteur de presque huit.