Aujourd’hui, environ un Suisse sur quatre se dit prêt à acheter un produit financier auprès d’une fintech, et 30% seraient ouverts à l’offre de grands groupes technologiques, d’après une étude récente réalisée par la société de conseil Bain & Company. Chez la nouvelle génération – de 18 à 34 ans –, près de la moitié n’hésiterait pas à effectuer des transactions financières via des entreprises comme Amazon, Facebook ou Google.

Les banques suisses s’adaptent déjà, tout en continuant d’évoluer dans un environnement économique exigeant, marqué par la persistance des taux d’intérêt négatifs et les restrictions sur l’accès au marché européen. Ces éléments, additionnés aux coûts générés par la réglementation et les investissements nécessaires dans la technologie, se répercutent sur les marges, qui poursuivent leur érosion. Or, sur le long terme, celles-ci sont essentielles pour couvrir les risques, alimenter les fonds propres et financer les investissements.