Arab Bank s’est abruptement séparée de son responsable du financement des matières premières jeudi matin. Officialisé dans un e-mail interne que Le Temps a pu consulter, ce départ fait suite à ceux de deux autres cadres de cette activité, cet été.

Dans le microcosme genevois des matières premières, ces changements sont vus comme la conséquence des pertes essuyées par Arab Bank à la suite de fraudes internationales révélées en Asie au premier semestre. Soit 20 millions de francs dans le dossier de Phoenix Commodities et 8,5 millions dans celui de GP (ex-Gulf Petrochem). Le premier a laissé une ardoise dépassant le milliard de dollars au niveau mondial, contre 600 à 700 millions pour le second. L’ensemble du secteur des matières premières a été touché par ces malversations. Egalement active dans la gestion de fortune, Arab Bank a réalisé un bénéfice net de 20,2 millions de francs en 2019.