Président du Conseil des entreprises européennes pour l'Afrique, organisateur du 3e Forum économique africain, 7-9 juin 2006, à GenèveLe Temps: Quels sont les objectifs du Forum économique africain (FEA)?

Bruno Venn: Le FEA, dont la 3e édition a lieu du 7 au 9 juin à Genève, se veut une plate-forme de rencontres pour les opérateurs économiques d'Europe et d'Afrique. L'objectif est de susciter de nouveaux partenariats entre des entreprises qui réalisent que de nombreuses opportunités existant en Afrique. Par contre, nous ne faisons pas miroiter des financements.

- Comment a évolué le FEA depuis sa première édition en 2004?

- En 2004, nous avions 45 inscrits. Cette année, 267. Les entreprises européennes et africaines ont besoin d'un tel espace de rencontres. Dans le passé, il n'y a que les pays d'Afrique francophones qui étaient présents. Cette année, le Nigeria, moteur d'Afrique de l'Ouest, vient en force.

- Pourquoi les entreprises suisses devraient-elles participer au FEA?

- Avant tout pour avoir une autre image du continent. Les chefs d'entreprise doivent savoir que le climat pour les affaires s'améliore. Les représentants gouvernementaux africains expliqueront les efforts faits en matière juridique et sécuritaire. Cela est primordial pour construire la confiance.

- Y a-t-il de réelles opportunités pour les investisseurs étrangers en Afrique?

- Tout reste à faire dans le continent. La majeure partie de sa richesse naturelle est inexploitée. Les infrastructures sont inexistantes. Les expertises sont rares. En même temps, les Etats essayent de poser les jalons pour un nouveau développement et ouvrent les bras aux entreprises étrangères qui ont les capitaux, les technologies et les connaissances.

- Quels sont les points forts pour l'édition 2006 du FEA?

- Le Togo, pays d'Afrique de l'Ouest, veut accélérer son rythme de développement, notamment avec l'aide des entreprises étrangères. Il est notre invité d'honneur. Par ailleurs, une journée est consacrée au Nigeria qui vient pour la première fois à Genève.