INNOVATION

Le rendez-vous des profuits structurés. Les nouveautés. Le Twin Win pour gagner à la baisse et à la hausse

Le concept de produit est très ingénieux et tend à se populariser en Suisse.

L'une des innovations les plus intéressantes des derniers mois, les produits structurés Twin Win commencent à faire école. Après Sal. Oppenheim et son Twin Win sur le SMI, coté en Bourse suisse le 10 février dernier, d'autres émetteurs se lancent, comme Citigroup et Société Générale. Le fonctionnement mérite le détour. C'est un peu le grand écart: gagner des deux côtés, à la hausse et à la baisse. Un résultat rendu possible par l'utilisation d'options complexes, dites exotiques. Le produit répond à l'investisseur qui s'attend à un marché suisse en forte hausse ou légèrement baissier. Sur le graphique ci-contre, présentant le profil de paiement à l'échéance, partons du point qui correspond à 100 francs sur l'ordonnée et 7840 points d'indice sur l'abscisse. Si l'indice SMI progresse vers la droite, le Twin Win progresse 25% de plus. La participation aux gains est en effet de 125%. Si le SMI devait terminer à la baisse, vers la gauche, le Twin Win monte. Il prendra de la valeur. Mais ce mécanisme fonctionne jusqu'à un point précis, 5488,55 points, quand l'indice a perdu 30% depuis le départ, le Twin Win perd sa capacité à transformer les pertes de l'indice en gains pour l'investisseur. Le produit vaut alors autant que l'indice, ni plus ni moins. Si l'indice baisse encore, le Twin Win suivra le SMI. Si l'indice devait remonter et terminer au-dessus du niveau de lancement du produit, l'investisseur continue de profiter du taux de participation de 125%. L'investisseur se demandera le coût d'achat de ces options complexes, seules à même de garantir cette étonnante performance. En réalité, l'emploi des options est financé par les dividendes de la période.

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