L'IDIAP - plus connu sous son ancien nom d'Institut Dalle Molle d'Intelligence Artificielle Perceptive - s'est fait connaître du grand public, en 2002, lorsque France 2 lui a confié la mission de déterminer des enregistrements présumés d'Oussama ben Laden. La BBC a également demandé à l'institut valaisan de réaliser l'indexation de ses documents sonores. Un système a alors été développé permettant de traduire en texte et d'archiver automatiquement tous les documents sonores de la radio britannique

Au-delà de ces coups d'éclat, l'institut, fondé en 1991, possède une renommée internationale dans ses domaines phares de l'apprentissage automatique, la vision par ordinateur et le traitement de la parole, la gestion des contenus multimédias, l'authentification biométrique et l'interaction homme-machine. Une soixantaine de chercheurs du monde entier ont rejoint l'IDIAP. Financé à raison de 25% par la Ville de Martigny, le canton du Valais et la Confédération, l'établissement assure les trois quarts de son budget par des projets de recherche. L'institut a également établi différents partenariats avec l'industrie, comme France Télécom, Swisscom, Logitech ou Infonia.

Il travaille avec différentes start-up, par exemple avec Cinetis qui vient d'obtenir le Label européen d'excellence en technologies de l'information et multimédia dans le cadre du Cebit à Hanovre. Cinetis a lancé un service de digitalisation de films Super8. Autre exemple de collaboration: le projet avec la start-up Komodo, qui travaille sur des jeux vidéo massivement en ligne. L'IDIAP a développé une technologie de compression et de transmission de la voix basée sur les techniques de reconnaissance et de synthèse vocale.

Dirigé par le professeur Hervé Bourlard, l'IDIAP collabore également avec l'EPFL où se trouve d'ailleurs l'un de ses laboratoires.

Le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS) vient de confirmer le renouvellement, pour les années 2006 à 2009, du Pôle de recherche national IM2 de l'IDIAP. Celui-ci s'articule notamment sur des technologies facilitant les interactions entre l'homme et la machine.

Lors de la première étape du PRN (2002-2005), les travaux se sont orientés vers une salle de réunion intelligente. En d'autres termes, des logiciels ont été développés pour rendre les réunions plus efficaces. Tout ce qui se dit et se fait lors de réunions est automatiquement enregistré, numérisé, analysé, indexé et archivé, ce qui permet aux gens de rechercher ultérieurement des informations spécifiques, ou de visionner l'ensemble de la réunion.