Une étude toute fraîche de McKinsey affirme qu'il est possible de réduire de 3 à 4,5 gigatonnes par an, à des coûts supportables pour l'économie, les émissions américaines de CO2 d'ici à l'an 2030. Un dixième environ du potentiel réside dans des véhicules consommant moins d'essence.

Après moult tergiversations, le Congrès américain pourrait faire un pas dans ce sens en abaissant à 6,7 litres aux 100 km (contre 9,4 litres actuellement) la norme de consommation des nouvelles voitures «made in USA». Le baril de pétrole à 90 dollars favorise cette prise de conscience écologique. Parmi les candidats démocrates à la présidence, Barack Obama est en pointe sur ce dossier, ce qui lui a valu les compliments... du gouverneur républicain de Californie, Arnold Schwarzenegger.

Reste que la nouvelle limite, fixée à l'horizon 2020, apparaît ridiculement timide vue d'Europe. En France par exemple, le gouvernement fixait, il y a deux ans déjà, l'objectif d'une voiture familiale consommant 3,5 litres aux 100 km d'ici à 2010.