A Wall Street, le taureau attire encore les touristes. Toucher les cornes qui, comme les parties intimes de ce «bull» symbolisant les marchés haussiers, sont étonnamment brillantes semble encore porter bonheur. Pourtant, la crise a bel et bien frappé l'animal. Ou du moins son cousin le bœuf dont plus personne ne veut la viande.

Depuis un mois, les cours s'effondrent, presque autant que ceux des actions. Lundi, l'Argentine, 5e plus grand exportateur mondial de viande de bœuf, a annoncé que le marché international était «complètement fermé». La demande en Europe et en Russie, ses deux premiers clients, est «saturée».

Vendredi dernier, Chicago constatait aussi un effondrement du prix des vaches (-13% en octobre). Les futures sur bovin sont tous orientés à la baisse. Même raison: la crainte que les Américains réduisent leur consommation, à mesure que leur économie s'enfonce dans la récession.

Où est donc passée la «bullish attitude»? Paradoxalement peut-être du côté des géants du hamburger! McDonald's et son rival Burger King misent sur des ventes en hausse. Car pour beaucoup d'Américains, fast-food rime avec repas économe.