L'Allemagne accueille le Mondial, mais elle a perdu la bataille des Bourses. Euronext a officialisé vendredi son mariage avec le New York Stock Exchange et courtise la Borsa Italiana, tandis que le London Stock Exchange flirte avec le Nasdaq.

Les tentatives répétées des deux patrons - suisses - de Deutsche Börse pour forger une grande alliance européenne ont échoué face au magnétisme des relations financières transatlantiques. «Il y a un sentiment d'échec pour la construction européenne», a déclaré Ernest-Antoine Seillière, président de la Confédération européenne des entreprises.

Un échec? Pas pour l'euro: l'intérêt des Américains est une forme d'adoubement pour la monnaie de l'Union. Mais l'Allemagne, dont les banques ont mal négocié le virage de la globalisation, a beaucoup à perdre de la nouvelle donne boursière. Le géant économique de l'Europe risque de devenir un nain financier.