La crise financière ne fait pas que des perdants. Les places boursières se réjouissent des turbulences du marché qui poussent les investisseurs à vendre et à acheter des titres, en un mot à faire du volume. Comme d'autres, la bourse suisse vient d'annoncer avoir réalisé une année 2007 «exceptionnelle». Le volume du négoce a augmenté de près de 30% et son bénéfice de près de 50%.

Le gendarme de la bourse américaine, qui ne dégaine jamais pour rien, vient cependant de jeter un doute sur la fiabilité des chiffres publiés par les deux géants du marché, le Nyse et le Nasdaq. Dans une lettre, a rapporté mardi l'agence Bloomberg, la Securities and Exchange Commission (SEC) leur a demandé de ne pas les «exagérer». Elle veut s'assurer qu'on peut bien faire la part entre leur marketing et les volumes réels des échanges d'actions.

Ces statistiques sont très suivies par les investisseurs qui préfèrent les places à fort volume pour réaliser leurs opérations le plus vite possible et au meilleur prix. Elles intéressent encore ceux qui veulent coter leur entreprise sur le marché le plus liquide possible.

Les places boursières, de leur côté, se livrent une concurrence féroce, sur les coûts notamment. Le Nyse s'est marié avec Euronext, le Nasdaq avec OMX pour y résister. Cette effervescence aurait conduit à quelques dérapages.