La Suisse, un des pays les plus riches du monde, n'a pas d'argent pour améliorer l'offre de ses trains surchargés. Moritz Leuenberger, ministre des Transports, ose à peine évoquer une privatisation partielle des CFF sur le modèle choisi par Deutsche Bahn qu'il se fait taper sur les doigts par ses camarades socialistes: le rail doit rester affaire d'Etat!

Eh bien il y a une solution. Elle est russe. La société nationale des chemins de fer RZhD a annoncé mercredi qu'elle va, elle, récolter en deux tranches, d'ici à novembre, 25 milliards de dollars, soit un quart de son capital. Elle veut aussi se développer hors de Russie, notamment en entrant au capital de Deutsche Bahn...

Par pitié, amis russes qui avez déjà eu l'amabilité de rouvrir la ligne directe Bâle-Moscou en décembre dernier (LT du 19 mai), poursuivez vos efforts un peu plus à l'Ouest! Ne vous arrêtez pas à l'Allemagne et à Bâle, investissez aussi vos kopecks entre Lausanne et Coppet pour que les prolétaires de l'Arc lémanique puissent enfin se rendre à leur labeur quotidien dans des conditions décentes. Si en plus vous servez le thé en samovar dans le train, les pendulairski vous en seront éternellement reconnaissants.