Bridgestone, Continental, Michelin, même combat. Si les fabricants de pneumatiques affichent un certain brio pour accroître leurs ventes dans les différentes régions du monde, la hausse des matières première - pétrole et caoutchouc en tête - érode leurs bénéfices.

Le groupe japonais a ainsi annoncé lundi que son profit avait reculé de près de 70% sur un an au cours des neuf premiers mois de l'année. Son concurrent allemand, quatrième producteur mondial, s'en sort mieux, avec une baisse de 27% «seulement». Des résultats qui ont fait reculer le titre de Michelin (qui ne publie pas de chiffres trimestriels) à la Bourse de Paris, dans un marché pourtant bien orienté.

A l'approche de la saison hivernale, pas de quoi se réjouir, donc. Car si les équipementiers laissent un peu de leur bénéfice sur le bitume, ils n'hésitent pas à reporter une partie de la hausse de leurs coûts sur le consommateur. Qui regarde de travers ses pneus d'hiver usés?