Le traité de Kyoto a péché par son caractère volontaire. Le processus de contrainte lancé, certes tardivement, par l'Union européenne a été un échec. C'est dans ce contexte et à la veille de la Conférence de Bali qu'une coalition de multinationales demande que le prochain accord portant sur le réchauffement climatique soit contraignant. De la part de grandes entreprises qui préfèrent des codes de conduite volontaires, avec peu ou prou de contrôle extérieur, et qui rechignent à avoir des lois contraignantes, c'est une révolution.

Et une bonne nouvelle. Les industries polluantes sont encore nombreuses et elles méritent des sanctions. Mais pour celles qui veulent se mettre au chevet de la planète, un accord ferme constituera un encouragement. Les entreprises ne peuvent pas agir dans un vide juridique. La loi met tout le monde sur le même pied d'égalité. Ainsi celles qui investissent en faveur du climat ne seront pas lésées par rapport aux resquilleurs.