Patrons et administrateurs européens s'inspirent volontiers des Etats-Unis pour justifier leurs hausses de rémunération. Mais ce modèle fonctionne aussi dans l'autre sens. Ainsi, un PDG américain a réduit son salaire 2005 à 1 dollar symbolique parce qu'il n'avait pas atteint ses objectifs.

Coca-Cola vient d'imposer une forte incitation à ses 14membres du conseil d'administration. Leur salaire ne dépendra plus de leur bon vouloir, ou de celui d'un comité de rémunération à l'indépendance relative. Dès cette année, il est fixé à 175000 dollars par personne, payables en actions libérées au bout de trois ans. A une condition: que le bénéfice net par action ait progressé de 8% en moyenne pendant la période. Si l'objectif n'est pas atteint, ils ne touchent pas un sou.

Chez Coca, le bénéfice net a augmenté de 2% l'an dernier, 13% en 2004 et 44% l'année précédente. La moyenne de 8% est donc largement tenue pour ces trois sans. Mais, en 2002, il reculait de 23%.

Les administrateurs Coke sont prévenus: si les résultats ne pétillent pas, ils seront eux-mêmes au régime sec.