Les marchés sont repartis à la hausse. Au lendemain des attentats de Londres, ils n'ont pas connu la moindre hésitation. Toutes les places boursières ont fini la semaine sur une note positive. Alors que l'assaut terroriste avait provoqué jeudi matin une correction impressionnante. Les indices avaient abandonné jusqu'à 4% en quelques minutes.

Beaucoup évoquent un «effet d'habitude». Comme si les investisseurs avaient appris des tragédies new-yorkaise et madrilène. Au-delà d'une incalculable souffrance, le faible impact économique de ces drames est avéré. Le contexte joue aussi un rôle. Le rebond de l'indice Ifo en Allemagne la semaine passée puis les chiffres malgré tout solides sur l'emploi vendredi aux Etats-Unis ont rassuré.

Il n'empêche, la violence de ce retournement interpelle. Est-ce le signe d'un marché versatile susceptible de connaître une correction ou d'une résilience nourrie par le désir de rejoindre un «trend» haussier? La majorité des investisseurs préférait évoquer vendredi cette capacité à rebondir après une épreuve. Un optimisme bienvenu à la fin d'une semaine des plus sinistres.