On connaissait les dégâts que le gaz naturel peut causer aux spéculateurs depuis qu'un courtier un peu trop enthousiaste, Brian Hunter, a provoqué l'effondrement du hedge fund Amaranth en septembre dernier, creusant un trou de plus de 6 milliards de dollars.

Ce qu'on ignorait, en revanche, c'est que les effets délétères peuvent s'étendre à de gros acteurs de la finance. La Banque de Montréal, deuxième établissement canadien, en fait douloureusement l'expérience. Elle devrait annoncer prochainement une perte de 450 millions de dollars canadiens, soit 486 millions de francs, pour avoir laissé un de ses courtiers jouer avec le gaz sans prendre de précautions suffisantes.

Qu'un fonds alternatif se fasse balayer en quelques jours peut encore passer pour un risque du métier. En revanche, on croyait les banques un peu mieux armées face à ce genre de mésaventure depuis le pataquès du fonds LTCM en 1998. Cruelle déception.