L'avenir de Skype serait-il en train de s'assombrir? C'est ce que laissent penser les récentes fermetures de ses bureaux en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Scandinavie, en Pologne et plus récemment en France et les suppressions d'emplois qui lui sont liés. Du coup, les 3,3 milliards d'euros payés par eBay en septembre 2005 pour s'emparer du champion du téléphone gratuit, par Internet, pourraient devenir une pilule très amère.

Car aujourd'hui, si le nombre d'utilisateurs de Skype ne cesse d'augmenter pour dépasser 171 millions, ces derniers privilégient largement les offres gratuites. Du coup, les connexions payantes, à destination d'un non abonné de Skype, attirent très peu de monde. D'autant que la concurrence parvient à être moins chère que Skype. Le modèle d'affaires de l'éditeur de logiciels, basé prioritairement sur la gratuité des télécommunications, a du plomb dans l'aile. En France, la facture moyenne d'un utilisateur stagne à 4,50 euros par mois. La gratuité a désormais un prix que les collaborateurs de Skype sont en train de payer.