Faillites, nationalisations, effondrement des places boursières... rien ne semble pourtant atteindre le moral des Américains.

Surprenant tout le monde, la confiance des consommateurs calculée par le «Conference board» a progressé en septembre, pour le 3e mois consécutif. Certes, le chiffre publié mardi reste provisoire et il s'appuie sur un sondage effectué avant le rejet du plan Paulson. Dans le détail, les Américains reconnaissent qu'il devient plus difficile de trouver un emploi. Et les économistes s'attendent toujours à ce que la crise finisse par faire son effet.

Mais les sondés ont tout de même donné leur avis après la faillite de la banque Lehman Brothers et le sauvetage de AIG...

La bonne statistique révèle en fait peut-être autre chose: la distance qui sépare le monde réel de la finance abstraite de Wall Street. Cela explique aussi pourquoi les électeurs désapprouvent le plan Paulson de sauvetage de la finance.

Enfin, les consommateurs réagissent sûrement à la bonne nouvelle que n'ont pas relevée les économistes: la chute de 15% du prix de l'essence depuis l'été. Entre son plus haut de juillet, le gallon est passé de 4,10 dollars à 3,6 «bucks». C'est le porte-monnaie, stupide!