A quel jeu joue UBS? La grande banque tient entre ses mains l'avenir de la distribution d'électricité du pays.

C'est elle, et non le parlement, qui réglera, par le choix souverain du propriétaire d'Atel, les conditions d'ouverture des vannes du marché de l'électricité.

La vente d'un paquet d'actions, dans le contexte d'équilibre fragile entre les sept grossistes suisses en électricité, peut entraîner une réaction en chaîne incontrôlable. Les députés, prêts à se chamailler cet automne sur la loi ad hoc, ne pourront que s'incliner devant la primauté de l'économique sur le politique.

UBS tait les raisons du refus de la «solution suisse» engagée par les Forces motrices bernoises pour le contrôle d'Atel. Elle sème la confusion.

Privilégie-t-elle la politique du gain maximum en cherchant à vendre au français EDF? Ce dossier a un caractère public évident.

Marcel Ospel rendrait un meilleur service au pays en s'exprimant à ce sujet plutôt que sur la libre circulation des personnes.