Fin 2007, les grandes entreprises des pays émergents représentaient 19% de la capitalisation boursière cumulée des mille premières sociétés mondiales, contre 5% en 2000, relève l'étude «Mondialisation 2.0» publiée lundi par Ernst & Young. Les quatre pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) en concentrent plus de la moitié.

Cette montée en puissance, pour impressionnante qu'elle soit, ne constitue pas vraiment une surprise. Ce qui l'est davantage, c'est la rentabilité des géants émergents. Ernst & Young a comparé les ratios boursiers et financiers de 32 d'entre eux, panachés selon les régions géographiques et les secteurs d'activité, avec ceux de 66 entreprises européennes, japonaises ou américaines similaires.

Globalement, le taux de croissance de leur chiffre d'affaires sur cinq ans a été 2,9 fois supérieur à celui des firmes des pays développés. Leur taux de marge opérationnelle moyen s'est élevé à 25% en 2006, contre 14% pour leurs concurrentes «développées». L'écart est le même pour la marge nette.

Très rentables, les nouveaux champions ont donc les moyens de grandir. En rachetant des concurrents du «vieux monde»?