Tous les constructeurs automobiles n'ont pas la chance de Toyota. Le japonais nargue la concurrence et se rit du phénomène de surcapacité mondiale des chaînes de montage.

Quelle que soit la vigueur de la conjoncture, il augmente systématiquement ses parts de marché, enfonçant encore davantage l'aiguillon du doute dans la tête des dirigeants des autres constructeurs.

Ce doute stratégique explique en grande partie la course au partenariat qui agite en ce moment le secteur automobile. Fiat, peu échaudé par l'échec de l'alliance avec General Motors (GM), est à la recherche d'un nouveau partenaire. Renault et Nissan vont mener des négociations en vue d'une alliance ponctuelle avec GM, en échange d'une prise de participation de 20%.

Habituellement, les rapprochements industriels répondent à un besoin d'économies d'échelle, d'expansion géographique ou de la gamme des produits. Dans le cas particulier, ils visent à surmonter la panne d'idées, techniques et commerciales. Chacun pense qu'en jetant un œil dans le carton de projets du constructeur voisin, il trouvera le remède miracle contre la stagnation des ventes de ses voitures en Europe et aux Etats-Unis.