Le private equity, une industrie de 3000 milliards de francs, désigne les financements en fonds propres, soit lors de la création d'entreprise (capital-risque), soit lors de sa transmission (management buy-out). Il s'agit d'une mise à disposition des entreprises non cotées en Bourse des financements à moyen ou long terme sans les sécurités bancaires habituelles. Le rendement de l'investisseur s'obtient lors de la vente («exit»), soit lorsque l'entreprise entre en Bourse, soit lorsqu'elle est vendue à une autre entreprise ou à un autre investisseur. Une étude montre par ailleurs que les entreprises financées par le private equity croissent deux fois plus vite et créent deux fois plus d'emplois que les entreprises traditionnelles.

Les hedge funds forment un marché de plus de 1500 milliards de francs pour 8000 fonds. Ce sont des fonds dont la gestion est confiée à des managers qui ne sont pas des salariés mais détiennent une participation notable dans le fonds. Ces produits visent une performance en termes absolus et non pas relatifs à un indice. Ils utilisent des produits dérivés et des effets de levier, comme l'endettement. Leur transparence et leur liquidité sont limitées. Leurs commissions sont liées à leur performance. Ces fonds sont d'une grande diversité. La principale catégorie est celle du «long/short equity», laquelle parie sur les actions aussi bien à la hausse qu'à la baisse. Mais il en existe aussi sur les dettes des entreprises, sur l'arbitrage des obligations, sur les fusions et obligations, sur les devises et matières premières. Le premier hedge fund a été créé par un journaliste du magazine Fortune, Alfred Winslow Jones, en 1949. Sa stratégie consistait à acheter des actions sous-évaluées et à vendre à découvert des titres surévalués.

Les autres placements alternatifs comprennent l'art, la numismatique, l'immobilier et le vin.