Le prix mondial du blé, au plus haut, demeurera élevé durant une bonne partie de 2008 a pronostiqué jeudi la Commission canadienne du blé, agence commercialisant les moissons de 75000 cultivateurs et... premier exportateur au monde. En cause, des besoins mondiaux qui dépassent les récoltes, la sécheresse en Australie, la concurrence des biocarburants et des stocks au plus bas depuis trois décennies.

«Les prix des céréales demeureront élevés», a confirmé hier la FAO, organisation onusienne pour l'agriculture. Et ce en dépit d'estimations de moissons record en 2007. Sur le marché de Chicago, métronome des cours internationaux, le prix du blé a touché un record en septembre, affichant actuellement un niveau supérieur de 60% à celui affiché il y a un an.

Résultat, Migros relève depuis mardi le prix du pain dans ses rayons de 3,5%, invoquant «les mauvaises récoltes dans notre pays». Le consommateur helvétique est loin d'être le plus touché. La FAO rappelle que trente-sept des pays les plus pauvres sont en situation de crise alimentaire.