Les grands événements sportifs permettent à l'UEFA ou à la FIFA de gagner beaucoup d'argent. Mais sûrement pas aux petits investisseurs. La performance des produits structurés construits pour la circonstance le démontre à l'envi. Ils ne passent pas les qualifications, selon le ZertifikateJournal. La forme utilisée par les émetteurs est celle de certificats sur des paniers d'actions. On prend les sociétés censées profiter de l'événement. On les rassemble et on colle l'étiquette de la «kermesse». Le hasard est omniprésent, le suspense garanti, mais pas le capital.

De l'Euro 2008 aux JO de Pékin, en passant par les JO 2012 à Londres et le WM 2010 en Afrique du Sud, le bilan est négatif. Ce n'est qu'un gadget de marketing. Jamais le bon instrument: l'indice boursier sud-africain, émis en 2005, a gagné 35%, mais le certificat WM 2010 a perdu 10%. L'émetteur, WestLB, n'a pas intégré de valeurs minières dans le panier. De même, le produit de WestLB sur Pékin 2008, qui échoit au lendemain de la cérémonie de clôture, si elle a lieu, a gagné 82%. Mais c'est deux fois moins que l'indice.