Où qu'il soit, John Maynard Keynes, l'économiste anglais du siècle dernier, doit être aux anges. Son idée de relancer l'économie par l'intervention de l'Etat, notamment par les grands travaux, est plus que jamais d'actualité.

Le contexte actuel marqué par une récession qui se dessine se prête aux idées de Keynes. Après les milliards d'aide versés à Wall Street, il était temps de penser à Main Street. Ce lundi, le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke a demandé un second plan de relance aux Etats-Unis. Le premier, mis en place en début d'année par l'administration Bush, n'a pas donné de résultats. Washington avait alors envoyé un chèque de 300 à 600 dollars par ménage, dans le but de relancer la consommation. Barack Obama a lui aussi son plan.

Toujours hier, le premier ministre français François Fillon a annoncé un plan de soutien de 5 milliards d'euros pour les collectivités locales. Berlin prépare aussi le sien. En Espagne et au Japon, les chantiers sont ouverts.

Force est de constater que durant les 25 dernières années, le keynésianisme a été vu en contradiction avec la politique monétaire stricte et la discipline budgétaire défendues notamment par le Fonds monétaire international.