Tout les sépare et pourtant ils seront peut-être réunis... au Tribunal. L'hebdomadaire alémanique de gauche Wochenzeitung et le quotidien radical zurichois Neue Zürcher Zeitung sont menacés d'une plainte de l'ex-président d'UBS. Le premier pour avoir publié la semaine dernière une fausse interview satirique et le second pour avoir diffusé une pleine page de publicité de la Wochenzeitung annonçant cette «incroyable interview exclusive».

L'ex-président d'UBS estime que son image a été utilisée sans son accord et que la dimension satirique du texte n'était pas visible au premier abord, rappelle son porte-parole, Jörg Denzler. La plainte est à l'étude chez les avocats et le dépôt ou non de cette dernière sera décidé ces prochaines semaines.

Ce cas est un exemple de l'«effet Ospel». L'ex-président d'UBS est devenu une icône qui fait vendre. Emissions de télévision et de radio, articles et ouvrages polémiques: le banquier qui a poussé son établissement au bord du gouffre est un sujet vendeur.

Certains diront toutefois que détourner l'image de quelqu'un comme support publicitaire sans l'accord de l'intéressé est une dérive d'une société où il faut être prêt à tout pour vendre. Même un hebdomadaire de gauche.