C'est la fin d'une énigme, américaine. En deux ans, le prix du pétrole a été multiplié par trois. Sans pénaliser les profits des entreprises. Ou freiner les dépenses des consommateurs. Pas de conséquence sur la croissance ou l'inflation.

Où était donc passé ce renchérissement du baril de Brent? On sait que les Etats-Unis dépendent moins de l'or noir que dans les années 70. Que la concurrence mondiale limite les hausses de tarif. Que l'usine du monde, la Chine, casse les prix. Mais tout de même…

Et puis les statistiques changent, signalant un retour à la normale. Publiés mardi, les prix à la consommation en juillet ont montré une légère accélération. Mercredi, ceux à la production américains pour la même période ont progressé deux fois plus qu'attendu.

Le Royaume-Uni connaît une accélération encore plus nette de son inflation. On suivra avec intérêt les chiffres de la zone euro, publié aujourd'hui, et ceux de la Suisse, vendredi. Reste que cette évolution constitue d'autant plus une mauvaise nouvelle qu'elle annonce aussi peut-être une récession.