Vous qui adorez les barrières de résistance et autres planchers ou plafonds boursiers, remettez vos pendules à l'heure de l'après 70 dollars. Lundi en Asie, sur fond de tension avec l'Iran, le prix du baril de Brent est monté jusqu'à 71,40 dollars. A Londres, l'or noir s'arrachait aussi à plus de 71 dollars le gros bidon. New York n'était pas en reste puisque le marché a clôturé lundi à 70,40 dollars, marquant un plus haut depuis l'ouragan Katrina.

Les records sont faits pour être battus, disent les sportifs, valaisans ou non. Il y a environ deux ans, les économistes s'inquiétaient de la barre des 40 dollars le baril. Une fois passée vint celle des 50 dollars. Qui se souvient vraiment des 60... Et maintenant que les 70 dollars sont franchissables, s'ouvre une ligne droite vers 100 dollars. Au cours actuel du billet vert, cela signifie le litre d'essence à 2 francs à la pompe. La douloureuse est salée mais pas encore mortelle.

Et plutôt que de pester contre les profits faciles des groupes pétroliers, mieux vaut suivre l'exemple de Bill Gates. Le richissime fondateur de Microsoft vient d'investir 84 millions de dollars (110 millions de francs) dans une société qui produit de l'éthanol.