Il ne reste plus que deux semaines au premier ministre français pour tenir sa promesse de «gagner la bataille de l'emploi en 100 jours». Pour l'instant, on a surtout vu la réformette des contrats d'embauche. Une nouvelle couche sur un droit du travail déjà ô combien complexe, et dont les effets ne seront pas spectaculaires.

Pour éviter que le pari ne se transforme en «jours sans», Dominique de Villepin tient pourtant une bonne carte en main. La privatisation des autoroutes. Certes, la gauche et une partie de la droite contestent l'opération. Mais la majorité la soutient, pour le moment.

Une carte d'autant plus forte que la vente au privé des milliers de kilomètres d'asphalte suscite plus d'intérêt que prévu. Dix-huit candidats au total ont déposé une offre. Du coup, Paris devrait sans difficulté en tirer plus de 10 milliards d'euros.

Consacrée au remboursement de la dette publique, cette somme permettrait d'économiser 500 millions d'intérêt. Autant de moyens utiles à celui qui annonçait à son arrivée à Matignon avoir choisi «résolument le parti de l'action». Jusqu'à présent, aucune garantie n'a toutefois été donnée sur l'emploi de la manne financière.