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Un horloger chez Hublot, à Nyon.
© CHRISTIAN BEUTLER/KEYSTONE

Montres

La reprise horlogère se confirme aussi dans les embauches

La société Job Watch fait état d’une hausse des offres d’emploi dans l’horlogerie suisse, depuis l’été. En collaboration avec le site d’annonces, «Le Temps» publie un baromètre de l’emploi horloger

Depuis plusieurs mois, les signaux se suivent et se ressemblent. L’horlogerie va mieux, voire beaucoup mieux, après deux années de recul de la demande mondiale.

Les deux plus importants groupes horlogers du pays, Swatch Group, en juillet, et Richemont, la semaine dernière, ont tous deux publié des chiffres semestriels en hausse. Les exportations horlogères suivent la même tendance. En septembre, elles ont enregistré leur sixième hausse mensuelle de l’année. Leur valeur a atteint 1,8 milliard de francs, soit une croissance de 3,7% par rapport à septembre 2016.

Mais il est un autre indice qui fait la lumière sur la santé du secteur: l’emploi. Selon la société Job Watch, la volonté de recrutement est, elle aussi, en progression. En octobre, le site a publié 206 offres d’emploi émanant de marques ou de sous-traitants. C’est deux fois plus que lors de la même période de 2014 et de 2015.

Ces chiffres sur les intentions de recrutement viennent confirmer ceux publiés récemment par l’Office fédéral de la statistique (OFS). En une année, le nombre de chômeurs dans le secteur horloger a baissé de presque 30%. En octobre, dans la branche «montres», l’OFS recensait 1478 personnes inscrites auprès des Offices de placement, soit 629 de moins qu’en octobre 2016.

370 entreprises, 35 000 candidats

Créé en 2007, Jobwatch.ch est un site d’offres d’emploi spécialisé dans l’horlogerie et, depuis quelques années, dans les métiers de la microtechnique. Au fil des ans, il s’est imposé comme le portail de référence pour le secteur. La majorité des grands noms de la branche y publient leurs annonces: TAG Heuer, Breguet, Omega, Patek Philippe, Audemars Piguet, Panerai, ETA ou PX Group. Au total, 372 entreprises sont enregistrées sur le site. Côté candidats, la société dénombre 35 000 profils validés par ses équipes.

Désormais, deux fois l’an, Le Temps publiera, en collaboration avec Job Watch, un baromètre de l’emploi horloger.

Le numérique et l’électronique en vogue

Le détail des données que le site a fourni au Temps, à la fin du mois d’octobre, révèle que, depuis l’été, les sous-traitants de la branche ont augmenté les procédures d’embauche de manière plus marquée que leurs clients, les marques. «Ces dernières ont d’abord écoulé leurs stocks, puis ont refait appel à leurs fournisseurs pour se réapprovisionner en composants», décrypte Damien Frochaux, directeur commercial de Job Watch.

Lire aussi: Les sous-traitants horlogers se rebiffent

Autre indication: depuis le début de l’année, et encore plus depuis l’été, le nombre de postes à pourvoir dans la production prend l’ascenseur. Les autres services, soit le marketing, l’administration et le développement, sont un peu moins sollicités depuis le début de l’automne, mais les chiffres demeurent supérieurs à la situation qui prévalait il y a quelques mois.

Enfin, Benoît Fontaine, directeur opérationnel, signale également que deux nouvelles catégories de métiers ont émergé, au cours de ces deux dernières années: le marketing numérique et l’ingénierie électronique. C’est un signe qui ne trompe pas. L’horlogerie suisse s’est désormais bel et bien lancée dans l’e-commerce et la montre connectée.

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