rapport

La reprise sera plus modeste que prévu en 2013

Après un semblant de redémarrage fin 2012, le FMI vise une hausse du PIB mondial en 2014

«Stop the collapse, avoid the relapse and do not relax» («arrêter l’effondrement, éviter la rechute et ne pas se relâcher»). Tel a été en résumé le message de début d’année livré par Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). Ses propos ont trouvé un écho, mercredi, lors de la mise à jour du World Economic Outlook. L’étude phare du FMI table sur une accélération de la croissance mondiale en 2013, mais à un rythme plus progressif qu’envisagé en octobre dernier (0,1 point de pourcentage de moins). L’évolution du PIB devrait ainsi atteindre le taux annualisé moyen de 3,5%, soit un léger mieux par rapport à 2012, mais en recul comparé à 2011. Ces chiffres promettent «une croissance supérieure de 10% à l’an passé», a commenté mercredi à Davos Christine Lagarde, reconnaissant cependant que «l’optimisme actuel des marchés financiers ne cadre pas nécessairement encore avec les chiffres de l’économie réelle».

Appel à maintenir les efforts

La fin de l’année dernière a connu une amélioration sensible de la situation. Toutefois, prévient le FMI, ce redressement observé ne doit pas être interprété comme un redé­marrage, mais s’expliquerait par des facteurs temporaires, comme une accumulation accrue de stocks (notamment aux Etats-Unis). La situation reste fragile. Raison pour laquelle Christine Lagarde appelle les responsables politiques à ne pas relâcher leurs efforts.

Note optimiste du rapport: 2014 devrait connaître une hausse du PIB mondial de 4,1%. Mais les dangers guettent. Pour consolider la reprise, les Etats-Unis doivent par exemple éviter un rééquilibrage budgétaire excessif à court terme, et relever au plus vite le plafond de leur dette. Le Japon, lui, doit notamment accélérer son inflation par un assouplissement monétaire plus ambitieux, estime le FMI, qui a maintenu ses prévisions de croissance pour ce pays à 1,2%. Quant à la Chine, elle est censée rééquilibrer son économie en encourageant sa consommation privée.

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