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Le réseau social lausannois Urturn lève près de 13 millions de francs

La plateforme qui permet aux ados d’enrichir les contenus qu’ils veulent partager avec leurs amis lance son application iPhone et obtient le soutien financier du fonds Balderton Capital et du groupe lausannois Debiopharm

Mettre une tête de girafe sur la tête de son prof ou surfer sur un site de mode et demander à ses amies si elles préfèrent ces talons-ci ou ceux-là, voilà des contenus «expressifs» réalisés en deux clics grâce au réseau social Urturn (prononcez «your turn»). «Les ados cherchent des manières plus riches de s’exprimer, avec des citations, des bulles, etc., et nous voulions leur offrir une vaste palette d’outils», explique Mathieu Fivaz, cofondateur de la start-up lausannoise avec Vincent Borel et les frères Stelio et Alexandre Tzonis.

Auparavant baptisée Webdoc, la société basée au Flon a annoncé mercredi qu’elle avait réalisé une levée de fonds de 12,5 millions de francs. Le tour de financement a été réalisé par le fonds londonien Balderton Capital (10 millions) et le groupe lausannois Debiopharm pour le solde. Urturn ­emploie 20 collaborateurs à Lausanne, plutôt dédiés aux développements techniques, cinq à Londres et un dans la Silicon Valley, dont la mission est plutôt de s’occuper de la communauté, essentiellement anglo-saxonne. La plateforme ne dévoile pas le nombre de ses membres ni ses objectifs, mais son modèle d’affaires reposera dans le futur sur de la publicité ou la possibilité de mettre en évidence certaines publications contre rémunération.

Des stars influentes

«A terme, le rachat par un «grand» [comme Tumblr par Yahoo! récemment] est une piste, mais pour l’heure notre priorité est de développer ce service et de faire croître la communauté, poursuit Mathieu Fivaz. Pour cela nous avons des stars, comme les One Direction par exemple, qui utilisent Urturn pour communiquer avec leurs fans et qui agissent comme influenceurs.»

Hier, Urturn a également lancé son application iPhone. La start-up permettra bientôt à ses aficionados de développer leurs propres moyens d’expression pour enrichir leurs contenus et les republier sur la plateforme ou sur les autres réseaux sociaux, comme Facebook ou Twitter, «très forts pour le partage, mais très peu expressifs», selon Mathieu Fivaz.

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