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La plateforme elium aspire à réinventer l'intranet des entreprises en incitant tous les salariés à participer au «partage de connaissance». Elle a levé 4 millions d'euros jeudi.
© Elium

Innovation

Le réseau social pour sociétés Elium lève 4 millions d’euros

La plateforme d’origine genevoise aspire à devenir le Facebook des entreprises. Mais elle va devoir faire face aux géants de la tech qui lancent aussi leurs propres solutions

Les investisseurs croient toujours au succès des réseaux sociaux pour entreprises. La plateforme Elium (anciennement Knowledge Plaza), d’origine genevoise mais dont le siège se trouve désormais en Belgique, a annoncé jeudi avoir levé 4 millions d’euros (4,6 millions de francs) auprès du fonds français Serena Capital et du fonds de la région wallone SRIW. Cette somme doit permettre à Elium de doubler ses effectifs à 40 collaborateurs d’ici à fin 2018, mais aussi de continuer à peaufiner son interface et de partir à la recherche de nouveaux clients.

Lire également: «Avec les réseaux sociaux, nous pouvons entendre toutes les conversations de comptoir»

Elium – qui a racheté la start-up genevoise HyperWeek en 2013 pour un montant compris entre 500 000 et 1 million d’euros – ambitionne de devenir l’intranet principal des entreprises en permettant à tous les salariés d’ajouter du contenu sur sa plateforme. «On est moins dans la communication que dans le partage de connaissance, la gestion du travail quotidien», explique Raphaël Briner, directeur de la stratégie chez Elium et cofondateur. La plateforme permet d’amener une «touche narrative» mais surtout – contrairement à un réseau social traditionnel – de «classifier et de hiérarchiser l’information», précise le Genevois.

Des banques au CICR

Parmi les entreprises qui ont déjà adopté les solutions d’Elium: le cimentier LafargeHolcim, la banque BNP Paribas, le groupe de luxe L’Oréal ou le Touring Club Suisse. Le Comité international de la Croix-Rouge se sert même de la plateforme pour effectuer une «veille collaborative» sur les pays en crise et établir des bonnes pratiques pour le personnel sur le terrain. L’abonnement annuel au logiciel d’Elium coûte en moyenne 35 000 euros, selon la taille des entreprises.

Lire aussi: Neuf entreprises suisses sur dix ont souffert de cyberattaques l’an dernier

Elium ne communique pas le nombre total de ses clients. Une question de concurrence. Le marché est toujours plus compétitif après le lancement en octobre dernier par Facebook de son application Workplace, dédiée au monde professionnel, le rachat de LinkedIn par Microsoft ou le développement de Slack. «Il y a beaucoup de concurrence, concède Antoine Perdaens, directeur d’Elium. Mais certaines plateformes sont complémentaires et, en Europe, le marché s’ouvre à peine. Nous sommes prêts à prendre la vague.»

Les gestionnaires d’Elium comptent désormais sur leur nouvelle levée de fonds pour poursuivre leur expansion. «Nous avons passé beaucoup de temps à développer notre produit, explique Antoine Perdaens. Serena Capital, qui dispose d’équipes de vente, pourra nous fournir une aide importante du point de vue opérationnel.» Parmi les secteurs ciblés: les cabinets de conseil ou les entreprises actives dans l’énergie, le transport ou la logistique. A ces entreprises, ensuite, de convaincre leurs employés de s’engager sur ce nouveau réseau social.

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