Cette semaine, Le Temps explore les «réseaux invisibles», oubliés du grand public parce que trop distants ou communs au quotidien et qui, par une crise, sont devenus un enjeu criant.

Ruswil, à mi-chemin entre l’Italie et l’Allemagne, au centre de la Suisse. Au milieu des champs lucernois se dressent des cheminées, des usines et un éventail de tuyaux qui sortent du sol dans une vaste tonalité de gris. C’est ici, dans un des endroits les plus stratégiques de Suisse, que se trouve la station de compression de Transitgas. Cette société de cinquante employés gère une artère importante du réseau à haute pression de gaz naturel, qui traverse le pays du nord au sud.