Swisscom traverse actuellement une première vague de restructuration. Le groupe avait déjà annoncé la suppression de 6000 emplois sans licenciement pour se préparer à la libéralisation des télécoms. Cette mesure avait été atténuée par la création de 2000 postes dans de nouvelles spécialités. Fort de 22 000 collaborateurs en 1997, le groupe ne devrait plus qu'en compter 12 000 en 2003.

Swisscom explique sa décision annoncée vendredi de supprimer 6000 emplois par la concurrence que son communiqué qualifie d'«impitoyable». L'effondrement des prix et l'érosion des marges qu'elle implique incitent Swisscom à lancer un programme sévère de réduction des coûts et de rationalisation. Jens Alder, son nouveau patron, rappelle que les tarifs pour les communications de base ont chuté de 70% ce mois et que la baisse devrait continuer.

Swisscom avait accordé un précédent plan social, jugé bon par les partenaires sociaux, même si ceux-ci avaient dû descendre dans la rue pour obtenir certaines concessions. Dans le cadre du premier plan de restructuration, 736 personnes ont perdu leur emploi et 401 ont trouvé un autre travail (le quart d'entre eux ont intégré un autre poste au sein de Swisscom).

Le régime draconien révélé vendredi se trouve déjà dans les comptes 1999 de la société. Ceux-ci prévoient une provision de 249 millions de francs pour charges de restructuration. Le bénéfice opérationnel recule de 4% à 2,74 milliards de francs. L'opérateur a par ailleurs annoncé cette semaine la fin de son activité dans les communications par satellites, ce qui implique la suppression de 46 emplois, dont 31 en Valais.