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Les résultats d’UBS au premier trimestre impressionnent

Le bénéfice net de janvier à mars a été deux fois plus élevé qu’attendu. L’institut reste vague au sujet d’une amende liée aux devises

Les résultats d’UBS au premier trimestre impressionnent

Banque Le bénéfice net de janvier à mars a été deux fois plus élevé qu’attendu

L’institut reste vague au sujet d’une amende liée aux devises

Difficile de trouver une faille dans la série de chiffres au premier trimestre publiés mardi par UBS. Avec un bénéfice net de 1,98 milliard de francs de janvier à mars, le numéro un bancaire helvétique a largement dépassé le montant de 1,14 milliard escompté par les analystes sondés par l’agence AWP. En comparaison, il a atteint 1,05 milliard chez Credit Suisse de janvier à mars.

Contrairement à certains chiffres trimestriels précédents d’UBS qui s’étaient révélés meilleurs que prévu grâce à des effets exceptionnels, ce facteur n’explique pas tout dans le cas présent. D’un côté, le groupe a profité d’un gain sur propre crédit de 226 millions ainsi que de produits tirés de la vente d’immeubles (378 millions) et d’une succursale (141 millions). De l’autre, il a été pénalisé par une charge de restructuration de 305 millions. Autre point positif: pratiquement toutes les unités ont contribué à la bonne performance du groupe. «Les résultats opérationnels au premier trimestre ont été solides dans toutes les divisions en dépit de conditions de marché difficiles», a relevé J. Safra Sarasin dans une note.

La gestion de fortune (Wealth Management) a dégagé un résultat avant impôts de 951 millions, en hausse de 47% par rapport au quatrième trimestre. Ce chiffre a dépassé de plus de 200 millions les attentes du marché. L’afflux net d’argent a totalisé 19 milliards pour l’ensemble des activités de gestion de fortune, le montant le plus élevé depuis 2008 au moment de l’éclatement de la crise financière. Il a été positif non seulement en Asie mais aussi pour les activités domestiques et internationales en Europe.

La banque d’affaires a, elle, surpris favorablement avec un bénéfice avant impôts de 774 millions, supérieur de plus de 200 millions aux attentes. Aux yeux de Kepler Equities, les résultats en hausse de la banque d’affaires sont d’autant plus remarquables qu’ils ont été obtenus sans impliquer une hausse des fonds propres mobilisés. En 2012, la banque avait mis en place une nouvelle stratégie visant à réduire la taille de sa banque d’affaires. Credit Suisse, qui accorde beaucoup plus d’importance à ce segment, a dégagé un résultat avant impôts de 945 millions de francs pour ce segment au premier trimestre.

Le ratio des fonds propres de base de catégorie 1 s’est établi à 13,7% (13,4% fin décembre), un niveau «remarquable», juge J. Safra Sarasin. Ce ratio est important car la banque a promis de verser la moitié de son bénéfice sous la forme de dividendes à condition que ce seuil dépasse les 13%.

Seule ombre au tableau, rien n’a filtré au sujet de l’enquête sur les manipulations des devises qui concerne cinq grandes banques, dont UBS. Mardi, elle a tout au plus indiqué que les négociations avec le Département de la justice se situaient à «un stade avancé». Fin avril, le Financial Times a évoqué une amende allant jusqu’à 1 milliard de dollars. UBS a provisionné 2,7 milliards de francs au premier trimestre 2015, contre 3,1 milliards à fin décembre.

«La visibilité concernant la distribution de dividendes augmentera lorsqu’une solution aura été trouvée pour le litige sur les manipulations de cours», a relevé hier la Banque Cantonale de Zurich. Cette incertitude n’a pas empêché l’action de clôturer mardi en hausse de 3,8% à 19,77 francs.

L’afflux d’argent fraisa été positif non seulement en Asie mais aussi pourles activités en Europe

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