Bobst a creusé sa perte nette au premier semestre à 27,7 millions de francs, contre 23,5 millions au terme de la même période de 2010. Le chiffre d’affaires du fabricant vaudois de machines pour l’industrie de l’emballage a en revanche crû de 0,4% à 562,2 millions.

A l’instar d’autres firmes exportatrices, Bobst dit avoir souffert du franc fort durant les six mois sous revue. Les taux de change ont ainsi causé un effet négatif de 10,7%, soit 60 millions de francs, a indiqué jeudi le groupe basé à Prilly, qui n’hésite pas à parler d’un impact sans précédent sur la compétitivité et la rentabilité.

Carnet bien rempli

Le phénomène a toutefois pu être compensé assez largement par la hausse du volume et des prix (+9,8%), qui représente un montant de 54,7 millions de francs, précise le communiqué. Au niveau opérationnel, Bobst a accusé une perte réduite à 24,2 millions, contre 27,3 millions au premier semestre 2010.

Côté perspectives, le groupe s’inquiète du renforcement record du franc survenu début août, légèrement atténué depuis par les interventions de la Banque nationale suisse (BNS). Malgré les incertitudes, il signale un carnet de commandes plus étoffé qu’en janvier et prévoit une «bonne» utilisation de ses capacités au deuxième semestre.

Helvetia en hausse

Helvetia a vu son bénéfice net augmenter de 8,7% au premier semestre à 170,4 millions de francs. Le volume des primes encaissées par l’assureur saint-gallois a, lui, progressé de 8,1% par rapport à la même période de 2010 pour s’inscrire à 4,64 milliards.

Les six premiers mois de l’année en cours se sont déroulés dans un «contexte économique agité», a indiqué jeudi Helvetia, qui précise avoir connu une croissance supérieure à la moyenne du marché. Cité dans le communiqué, son patron Stefan Loacker parle d’un développement durable et réussi.

Implenia recule

Les bénéfices d’Implenia ont chuté au premier semestre. Le numéro un suisse de la construction a inscrit un résultat net de 4,2 millions de francs, en baisse de 66,1% comparé aux six premiers mois de l’an passé.

Les bénéfices ont aussi diminué fortement sur le plan opérationnel. Par contre, le chiffre d’affaires a progressé de 2,1% à 1,085 milliard de francs, a indiqué jeudi le groupe zurichois.

Le recul de la rentabilité est dû non seulement à la marche des affaires insatisfaisante dans la division Construction Infra, mais aussi aux frais de financement liés à un emprunt de 200 millions de francs, pris en compte pleinement pour la première fois.

Meyer Burger rayonne

Le groupe zougois Meyer Burger a profité au premier semestre de l’engouement pour l’énergie solaire et le photovoltaïque. Son bénéfice net a triplé, pour rayonner à 76,59 millions de francs.

Sur le plan opérationnel, le résultat (EBIT) a grimpé à 125,1 millions de francs, contre 34,4 millions sur les six premiers mois de 2010, a précisé jeudi l’entreprise spécialisée dans les technologies photovoltaïques et dont le principal site de production se trouve à Thoune (BE).

Comme annoncé à la mi-août, le chiffre d’affaires a progressé de 61% à 575 millions de francs, dans la ligne du 1,2 milliard visé pour l’ensemble de l’exercice. Corrigée des effets de change, la hausse atteint même 66%. A fin juin, les entrées de commandes se hissaient à quelque 1,24 milliard, soit une «très bonne base de départ» pour le second semestre et l’an prochain, estime le groupe.